30 EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878. CHAPITRE III." CONSIDERATIONS GENERALES. ÉTAT DE L’INDUSTRIE. Nous allons maintenant tirer les conclusions des rapproche ments et des comparaisons que nous avons établis entre les expo sants ainsi qu’entre les différents pays producteurs de la classe 3q, et déterminer 1 état, le mouvement général de l’industrie de la bijouterie, ses progrès, son développement, les perfectionnements introduits, le bon marché obtenu. Depuis longtemps déjà la France tenait la tête : a 1 Exposition de 1878, elle affirme sa supériorité d’une façon absolue, incon testable. Elle y remporte les trois grands prix et plus des deux- tiers des médailles d’or. Parmi les fabricants étrangers, il faut le dire, beaucoup trop manquent à l’appel, et les perfectionnements qu’ils ont pu réa liser échappent par suite à notre appréciation. Mais les progrès faits en France depuis dix ans sont manifestes; jamais nos fa bricants n’avaient tenté de plus grands efforts pour entrer en lutte. Il n’est pas une section dans toute l’Exposition qui reçoive une plus grande affluence de visiteurs que la salle ou se trouvent exposées les parures des joailliers français. Et ce n’est pas seu lement la quantité des richesses accumulées, qui représentent une valeur de /17 millions de francs, c’est le goût, l’invention, la grâce du dessin, le fini de l’exécution, qui captivent tous les regards dans ces produits, qui, à part quelques spécialités, ne re lèvent que du travail manuel. Là point de perfectionnement à rechercher dans l’outillage : tout dépend de 1 habdete de 1 ou vrier, et chaque fabricant vise à imprimer à ses produits sa per sonnalité et la griffe du maître. Le commerce de la bijouterie tend à un développement consi dérable. Si autrefois l’usage des bijoux était restreint aux fa milles riches, aux privilégiés de la fortune, aujourd’hui, par Gr. IV. Cl. 39.