'2 EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878. Gr. IV. Cl. 39. CHAPITRE PREMIER. DESCRIPTION GENERALE. VUE D’ENSEMBLE. La classe 3() comprend : la bijouterie fine et la bijouterie d’imi tation , la joaillerie, les objets d’art, les pierres précieuses. On peut regretter que l’orfèvrerie s’en trouve séparée par le système de classification adopté; car elle emploie les mêmes ouvriers, les mêmes métaux, et plus d’une vitrine d’orfèvrerie renferme de très beaux produits de bijouterie, qui échappent ainsi a 1 examen du jury, sinon à celui du public. L’exposition de la bijouterie offre toujours le plus grand attrait à la masse des visiteurs. Car le bijou, dont le nom se prend si volontiers pour l’expression de tout ce qui est joli, délicat, gra cieux, est de tous les temps et de tous les pays. On fait entrer dans sa fabrication depuis les métaux les plus fins, les pierres les plus précieuses, jusqu’aux matières les plus vulgaires, telles que le bois, les coquillages, les insectes. Chaque peuple, sitivant son elat de civilisation, les traditions nationales, le costume, présente dans ses bijoux un caractère particulier d’originalité. Le visiteur peut éprouver quelque difficulté a retrouver les bi joux épars dans les sections étrangères; mais il est frappé, en pé nétrant dans la section française, par l’ensemble, la richesse, la variété des produits exposés dans un espace malheureusement trop resserré. Comment ne pas se presser en effet autour de tant de produits qui touchent à l’art le plus pur, de chefs-d’œuvre de goût, de mille gracieuses fantaisies? La bijouterie, s emparant de tous les métaux pour les modeler sous les formes les plus variées, vient ajouter au travail le plus délicat le coloris merveilleux des pierres précieuses; et la joaillerie présente un éblouissement de diamants qui, retenus dans les montures invisibles, dessinent de capricieuses arabesques ou s’épanouissent en fleurs scintillantes. La femme ne saurait résister au plaisir de voir tous ces objets,