Gr. ni. Cl. 21. SIXIÈME PARTIE. TOILES CIRÉES. Cette industrie est très ancienne: de tout temps on a voulu se garantir de l’intempérie des saisons et de l’humidité. Son existence en France et en Allemagne est constatée pour la première fois au xvm e siècle dans l’encyclopédie imprimée en 1760; en 1751 dans un dictionnaire de commerce imprimé à Leipzig et, en Angleterre, par la prise de brevets d’invention. Nous donnons ici la traduction de l’ouvrage allemand, afin de ne rien changer au style et aux expressions de ce temps qui nous reporte à cent trente années en arrière. Wachsleinewand ou wachstuch. (En français: toiles cirées.) «C’est une espèce de toile recouverte d’un certain mélange et par le moyen duquel elle se trouve en état de résister à l’eau. Ce mélange se fait avec de la cire ou de la poix et par 1 addition d’autres substances; on emploie aussi de l’huile de lin ou de la litharge d’argent pour en composer un vernis. «La toile ordinairement employée pour la confection de la toile cirée est de la toile de chanvre non blanchie. Il existe de la toile cirée de toutes les couleurs, de la noire,de la verte, de la jaune, de la rouge, etc. Quelques-unes de ces couleurs sont très joliment marbrées; d’autres offrent diverses couleurs et figurent des des sins. tels que fleurs, oiseaux, animaux, paysages, fort bien faits. C’est une fabrication très utile. On s’en sert notamment pour em ballage , caisses et marchandises qui ne peuvent supporter l’humi dité; elles servent encore pour capotes de voitures, pour sièges, étuis à chapeaux, sacs et habits de voyage; pour tentes et nappes de table, et, lorsqu’elles sont ornées de dessins, on en fait usage pour tapis et tentures d’appartement.