CARROSSERIE ET CHARRONNAGE. 77 En résumé, M. Brice Thomas et M. Albert Dupont, le premier Gr. vi. par son journal et ses différents livres, le second par ses plans en C ~ Q2 grandeur d’exécution et les leçons qu’il donne dans son école, ont puissamment contribué à propager le goût parisien en province et même à l’étranger; ils ont, en outre, élargi le cercle de l’ensei gnement professionnel. XV nésusié. En terminant ce rapport, il convient de jeter un coup d’œil général sur l’exposition de carrosserie des principaux pays qui ont pris part à notre concours. La carrosserie française, considérée dans son ensemble, pré sente un progrès remarquable sur les expositions précédentes; presque tous les produits, par la correction de leur forme et l’é tude rationnelle de leur construction, indiquent une amélioration marquée dans l’éducation industrielle des fabricants. On ne voit plus, comme à l’Exposition de 1867, ces types aux formes tour mentées, ces voitures aux combinaisons multiples, résultat des recherches inquiètes de constructeurs, remplis de bonne volonté sans doute, mais privés du guide indispensable à toute industrie élevée, l’éducation spéciale; on sent, au contraire, que presque tous les exposants se sont pénétrés de cette vérité, qu’on ne peut aimer utilement son métier que lorsqu’on veut voir dans ses œuvres les manifestations de l’art et de la science. Les exposants français de notre classe ne sont pas tombés dans cet écueil; chacun s’est appliqué à produire avec simplicité, avec goût, avec méthode; cela explique le niveau supérieur et plus égal atteint par l’ensemble des produits, et le succès incontesté que vient de remporter la carrosserie française. Les progrès en effet, ont été considérables pendant ces onze dernières années. L’exposition de 1867 nous avait à peine placés eue œquo avec les carrossiers anglais, aujourd’hui la supériorité de nos produits s’est tellement affirmée, que nos confrères d’outre-