CARROSSERIE ET CHARRONNAGE. 21 Les gelons, qu’on fabrique à Paris ou dans le département de Gr. vi. Seine-et-Oise. Cl 02« Enfin, les couleurs et vernis, qu’on tire de France, de Belgique, d’Angleterre et d’Allemagne. La plupart des matières employées par les carrossiers pro viennent de France, et l’on peut assurer qu’on trouve dans notre pays tout ce qui est nécessaire à la fabrication des voitures; néan moins, la concurrence, qui a pour notre industrie les mêmes exi gences que pour les autres, porte le fabricant à choisir, à qualité égale, la matière dont le prix est le moins élevé. Outre cette con sidération économique, certains pays ont des produits naturels dont les qualités attirent l’attention ; l’Amérique, entre autres, pos sède des bois d’une grande ténacité; depuis quelques années en France, on fait, sur le hickory, des essais que nous suivons avec intérêt. VIII STAT1STIQIJK. L’espace attribué à la carrosserie française à l’Exposition de 1867 était de 755 mètres carrés, y compris l’annexe du parc, qui laissait tant à désirer sous tous les rapports. A cette exposition, 81 exposants avaient envoyé 68 voilures et une certaine quantité de pièces détachées et d’articles de carros serie; au total, on comptait dans toute la classe 167 voitures de toutes nationalités. En 1878, l’espace attribué à la carrosserie française est de plus de 4,ooo mètres, répartis entre i48 exposants, dont 62 carros siers, 18 constructeurs de voitures de commerce et de transports, 11 fabricants de voitures mécaniques d’enfants et de vélocipèdes, 5 menuisiers etferreurs, 44 fabricants de pièces détachées, 6 ex posants de dessins, plans, publications et armoiries, 2 de voitures publiques et 9 exposants de passementeries, cuirs, étoffes, etc. Nous donnons ci-après un tableau indiquant par genre et par pays les voitures de luxe peintes et garnies dans la classe 62.