16 EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878. Gr. vi. par ses produits inférieurs et à bas prix, lui fait une sérieuse con- eurrence. Il v a dans Lille 2 5 établissements, ci. 62. J D’autres villes encore fabriquent bien, et leur commerce est assez étendu; mais nous devons nous borner à citer les précédentes, qui sont réellement nos centres de production les plus importants. y OUTILLAGE MÉCANIQUE. L’application des machines-outils à l’industrie des voitures s’est faite jusqu’alors avec une certaine réserve, surtout dans les éta blissements qui fabriquent entièrement la voiture de luxe. La raison de ces hésitations, de cette réserve est fort simple, et à première vue paraît sans réplique; c’est que l’immense va riété des types, le peu de fixité des formes, chaque jour modifiées suivant le gré de la mode, se prêtent mal à celte application. Introduire dans nos ateliers des machines qui pour fonctionner avec efficacité exigent des types uniformes et incessamment ré pétés, semblait donc de prime abord une impossibilité. Cependant, depuis quelques années, de grandes maisons ont introduit dans leurs fabriques des machines-outils pour le travail du bois et du fer, et les essais faits par ces maisons ont produit sinon une économie immédiate, du moins des résultats fort re marquables que nous allons analyser. Le premier, qui intéresse directement le chef de maison, a été une production plus considérable avec le même nombre d’ouvriers, mais sans économie apparente sur l’ensemble de la main-d’œuvre, si l’on veut tenir compte de l’intérêt du capital employé à l’achat de ces machines, de son amortissement, de l’entretien et du per sonnel spécial que ces outils ont nécessité; on peut néanmoins affirmer qu’il donnera plus tard une économie en permettant d’augmenter la production d’une fabrique, sans accroître, dans la même proportion, la dimension des ateliers. Le second résultat, non moins remarquable, mais d’un ordre différent, s’est produit au profil du bien-être des ouvriers, en ce