l'j EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1878. Gr. VI. tance : ce sont les frais de traction; or ces frais variables entrent à peine pour ko p. o/o dans le prix de revient de transport. 11 est donc évident que plus la distance parcourue est grande, et plus les frais fixes se répartissent sur un plus grand nombre de kilomètres, et conséquemment plus le prix de revient diminue. Pour être équitable, il faudrait ne plus appliquer la même taxe kilométrique pour les petites elles grandes distances; mais établir des taxes décroissantes avec les chemins parcourus, c’est ce qu’on nomme le tarif à la distance. Pour préciser, nous voudrions poul ies voitures de un ou deux fonds un tarif comme ci-dessous : Les premiers 1 oo' x.r: Les seconds ioo 1 Xæ-ii; Les troisièmes 1 00 u xx — n', et ainsi de suite. Un grand avantage ressortirait, pour l’industrie et le commerce, d’un tarif dont la base diminuerait au fur et à mesure qu’augmen terait la distance; les transports moins onéreux pour les longs parcours permettraient le placement des produits dans un plus grand rayon. Ce serait, croyons-nous, augmenter les ressources de la production. IV KOMBBE D’ÉTABLISSEMENTS. Onlixe à 3,5oo le nombre des carrossiers, selliers, charrons et constructeurs de voitures de transport, répartis dans les différentes villes de France. De plus, on trouve partout, jusque dans les plus humbles villages, des charrons, forgerons, cumulant pour la plu part la maréchalerie avec l’entretien et le renouvellement des voi tures rurales. Si l’on prend pour base d’évaluation le chiffre de 36.000 communes, on peut, sans crainte d’exagération, porter à 20.000 au moins en France le nombre de ces petits établissements. Paris est le centre de production le plus important. Il fournit d’abord à la consommation de la ville et à l’entretien du matériel roulant qui circule dans ses rues; il fournit, en outre, une grande quantité de voilures aux consommateurs des villes de province.