CARROSSERIE ET CHARRONNAGE. 9 trie qui procède sinon de l’art pur, tout au moins du goût le plus Gr. vi. élevé, et se sauver par une patriotique émulation de la banalité ~ des fabrications informes et à vil prix. III PRODrCTION DE LA CLASSE. CONSIDÉRATIONS SUR LES TRANSPORTS PAR CHEMIN DE FER ET SLR LES TARIFS DOUANIERS. La production de la classe 62 est alimentée par deux sources: la première comprend le renouvellement et l’entretien de l’impor tant matériel roulant qui, en France, dessert l’agriculture, l’in dustrie, le commerce et les besoins de la vie élégante des villes; la seconde consiste dans notre commerce d’exportation. Commerce intérieur. — Nous voyons au chapitre des recettes des contributions de 1878 que 998,5/i 1 voitures suspendues sur ressorls et destinées au transport des personnes ont acquitté l’impôt. Dans ce nombre ne sont comprises ni les voilures de ser vice public, évaluées à plus de 3o,ooo, ni certaines voilures exemptes de la taxe par les règlements du service militaire ou ad ministratif. Ace chiffre supérieur à 1 million, il convient d’en ajouter un autre double au moins, qui représente les voitures spéciales à l’agriculture, à l’industrie et au commerce, ce qui porte le total à plus de 3 millions de véhicules répartis dans toutes les communes de France. On évalue à plus de 260 millions de francs l’entretien et le renouvellement annuel de ce matériel. Commerce extérieur. — Quant au commerce d’exportation, c’est seulement en 1827 que la direction générale des douanes con sentit à classer séparément à la sortie les voitures montées; il est vrai qu’avant cette époque notre commerce sur les marchés exté-