Gr. m. Cl. 20. DEUXIÈME PARTIE. FAÏENCES ET GRES. La fabrication des faïences fines doit être, dans ce chapitre, jugée à part, et je trouve à relever ce fait remarquable : que dans tous les pays où la grande industrie des faïences s’exerce, en France, en Angleterre, en Allemagne, en Italie, dans les contrées du nord de l’Europe, elle n’a chance de réussir qu’à la condition de s’exercer avec des capitaux considérables, et par l’emploi de toutes les ressources du génie civil, par l’application de toutes les méthodes chimiques, mécaniques et physiques les plus perfection nées créées par la science moderne. Cette vérité pouvait-elle ressortir avec évidence de l’étude de l’Exposition de 1878? Personne n’oserait le dire; aussi consacre rons-nous exclusivement cette partie du travail à l’examen des fabriques industrielles; l’art, dans les expositions, envahit tout, mais il faut qu’il ne fasse pas perdre de vue le mérite de la poterie, et qu’il conserve, et mieux qu’il développe les qualités qui rendent le produit de plus en plus acceptable dans les applications aux quelles il doit satisfaire. 11 serait dangereux, dans l’époque ac tuelle, d’oublier ce point, qui seul doit constituer le progrès. Le - culte exclusif de l’art conduirait notre industrie à une décadence prochaine, devant les efforts de nos concurrents étrangers. Ces observations me mènent donc à négliger l’étude de toutes les expositions, dont les mérites seront, du reste, mis en lumière dans le rapport de M. Dubouché, pour porter toute notre attention sur les fabriques, usines et manufactures françaises, qui heureuse ment sont encore assez nombreuses et importantes, malgré la perte si regrettable que notre industrie a faite, en 1870, par 1 adjonc tion à l’Allemagne de notre première fabrique, celle de Sarregue- mines. Mais nous constatons avec le plus vif plaisir que cette situation n’est que passagère; la Compagnie de Sarreguemines a compris