CONCLUSION. Nous arrêtons ici la tache que nous avons entreprise avec l’es pérance de combler utilement d’importantes lacunes présentées dans la publication des rapports sur l’Exposition universelle et in ternationale de 1878 qui traitent de l’art décoratif. Il reste bien des choses à dire, des questions aussi considérables, aussi com plexes appelant de grands développements; mais le désir de ne pas épuiser la bonne volonté du lecteur 'nous oblige à limiter les dimensions d’une étude qui, ne pouvant avoir pour but l’examen détaillé des œuvres exposées, n’offre pas l’intérêt d’un compte rendu critique. Plus nous avancions dans ce travail, et plus nous étions entraîné à revenir, avec une insistance qui a pu fatiguer l’atten tion, sur des considérations du même genre. C’est que, effective ment, le thème varie surtout en apparence, malgré la diversité des matières et des applications; au fond, il est unique, il se ré duit à un certain nombre de propositions communes à toutes les manifestations de l’art industriel, quels que soient leur nature et leur objet. Dès que l’art n’a pas pour mission exclusive la pure reproduction d’un fait, d’une figure ou de la nature montrée sous ses différents aspects, le seul rôle que l’on peut lui assigner, et ce n’est pas le moindre, est de nous plaire par l’embellissement de ce qui nous entoure. Comme l’architecture même d’un édifice public ou d’une habitation privée, les moyens dont nous nous servons pour décorer les constructions et pour rendre agréables aux yeux les objets mobiliers qui sont à notre usage revêtent une forme ou admettent une ornementation variables, selon le degré de civilisation et le développement du sens esthétique auxquels nous sommes parvenus, selon les idées qui nous sont propres et les besoins que nous nous sommes créés. Mais les principes es sentiels de l’expression décorative sont à peu près les mêmes dans toutes les circonstances. Ces lois, dont l’application est indispen sable, consistent, nous l’avons dit en commençant, à se soumettre