SECTION II. LE MOBILIER ET SES ACCESSOIRES. ‘ 9 . ■ >- ' '■ ■ ■- • ■ ■ i: ÔOg l) - - -i ■ ! U9I '• ' .■ ■ . 9 III 19ilil>om 9.1 « - M.bo q /Ul> JlI9. -;;«(•• • , CHAPITRE.jPREMlER.,, Jn9Wj , , uJ ., ( . . TAPISSERIE ET TAPIS. I Les tapisseries historiées en laine et faites au métier paraissent avoir été assez anciennement en usage ; mais il est impossible de déterminer l’époque de leur origine. Il faut se garder de les con fondre avec les étoffes brochées ou brodées auxquelles se rapportent vraisemblablement bien des textes souvent cités, — nous en ferons grâce au lecteur, — qui parlent des tentures et des tapis destinés à augmenter l’éclat des fêtes à l’intérieur et à l’extérieur des édi fices, comme sur la voie publique. Les preuves certaines de l’exis tence des tapisseries proprement dites en haute et même en basse lisse ne les font pas remonter, du moins en Occident, au delà du xin c siècle, et les monuments les plus anciens, d’ailleurs d’une très grande rareté, qui sont parvenus jusqua nous ne dépassent guère le milieu du xiv 1 '. Les textes et la logique permettent de croire que les toiles peintes du genre des velis depictls dont parle Grégoire de Tours, comme ayant été exécutées à l’occasion du baptême de Clovis, ont précédé les tapisseries, et que les tissus brodés en laine, en soie et en fils de métal précieux ont été exclusivement en usage, durant bien des siècles, avant l’invention du métier à chaîne. La tapisserie véritable est une mosaïque en laine soutenue par les fils d’une chaîne qui reçoit le travail de la navette limité au motif que le tapissier veut faire apparaître ; elle n’est pas un tissu dans le sens exact du mot, ni une broderie comme la grande litre,