CHAPITRE VII. LES FORCES PRODUCTIVES. I Après avoir vu l'homme primitif réduit, par son igno rance, à la plus extrême pauvreté, au milieu des trésors infinis de la création; après a\oir ensuite énuméré les res sources qu’il s’est procurées par son industrie, les vastes et commodes habitations, les vêtements salubres, la nourriture abondante et variée; non seulement l’apaisement de tous ses besoins, mais la satisfaction de ses goûts les plus raffinés, de ses aspirations les plus élevées; les merveilles de l’archi tecture et de l’ameublement, les parcs, les fleurs, les jar dins; les étoffes splendides, les broderies et les dentelles magnifiques, les joyaux aux pierres éclatantes, aux fines et délicates ciselures; les mets et les boissons qui raniment les forces, les augmentent et transforment en plaisirs enivrants l’accomplissement des fonctions de la vie; les innombrables parfums, les mille instruments de musique, les tableaux, les statues, les palais de granit et les éblouissantes cages de verre : ce qui n’est pas moins surprenant que le contraste entre le dénuement originaire et la richesse actuelle, ni moins attrayant que le recensement de tant de produits utiles et de richesses superflues, ni moins grandiose que le spectacle des chefs-d’œuvre de l’art, c’est l’étude des forces productives, qui ont permis à l’humanité de rassem bler tous ses biens en bon ordre, de les mettre à sa portée,